Introduction

 

« Either the poet knew what he was about, meant what he said, and placed this stanza where he wished it to be - in which case we must think about it seriously and consider his intentions ; or else he did not, and was just a muddler, stringing conventional scenes together, and his work is not worth long consideration at all, except, perhaps, as a lumber-room of old half-forgotten and less than half-understood stories and motives, just a fairy-story for adults, and not a very good one »

(« Sir Gawain and the Green Knight », The Monsters and the Critics, op. cit., p. 87).

Le pari de Sur les Rivages de la Terre du Milieu est que Tolkien savait ce qu’il écrivait et que Le Seigneur des Anneaux vaut d’être lu ou étudié. Pour que tous les lecteurs puissent juger par eux-mêmes, j’ai choisi de ne pas prendre trop de recul par rapport à l’œuvre de Tolkien, optant pour une analyse qui serait en même temps une présentation ; j’ai essayé d’écrire le texte dont j’aurais eu besoin lorsque j’ai découvert Tolkien et que j’ai constaté combien les critiques répondaient rarement à mes attentes.
Nombreux sont ceux qui, en effet, négligent Le Seigneur des Anneaux et se contentent de reprendre les propos d’autres critiques ou privilégient la polémique en utilisant Tolkien comme prétexte. Il est fréquent de rencontrer des analyses qui citent le texte (lorsqu’ils le font !) sans donner la référence, extrayant quelques mots de leur contexte sans permettre au lecteur de vérifier celui-ci par eux-mêmes, ce qui ne lui permet pas de juger de la validité d’une affirmation.
Toutefois, depuis quinzaine ans, les efforts de certains auteurs (V. Flieger ou T. Shippey, pour citer les plus célèbres) - d’abord isolés puis, ces dernières années, rejoints par une nouvelle " génération " de critiques - ont fini par donner leurs lettres de noblesse à la critique tolkienienne et proposé des commentaires beaucoup plus fondés et argumentés que par le passé, réellement passionnants, ils concernent le plus souvent Le Silmarillion et The History of Middle-earth.

Ajouts :

N.B. : lorsqu’un numéro de note est indiqué dans les ajouts, il est parfois placé entre crochets, ce qui signifie que l’ajout se rapporte, non à la note elle-même, mais à la phrase marquée par cet appel de notes.
Par exemple « p. 20 [n. 11] » concerne la phrase du quatrième paragraphe de la page 20, tandis que « p. 42, n. 11 » se rapporte réellement au texte de la note 11.

Couverture :

La première forme du titre était : Sur les Rivages de la Terre du Milieu : Le Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien. Pour des raisons matérielles évidentes (d’espace disponible sur la couverture), il a été modifié, de même que certains titres dans la table des matières - « Gimli, Legolas et Boromir » ont été supprimés dans le chapitre I, tout comme « Les autres personnifications de la mort », tandis que le chapitre IV est devenu : « Sources et genèse du texte ».

Introduction :

p. 10 : « Le Silmarillion [...] se présente comme un montage de récits ». : on trouvera dans V. FLIEGER, K. F. HOSTETTER, Tolkien’s Legendarium, Essays on the History of Middle-Earth, Westport, Londres, Greenwood Press, 2000, xvi, 274 p. un article de Charles Noad (" On the construction of ’The Silmarillion’ ") sur l’évolution du Silmarillion depuis The Book of Lost Tales ; article qui comprend une reconstruction de la version définitive (merci à Michaël Devaux pour son compte-rendu, sur JRRVF)

p. 12 :
« appendice » : rappelons que la fin du Seigneur des Anneaux est constituée d’Appendices, présentant des chronologies, des généalogies, les langues, etc.

Appels de notes : lorsque celui-ci se trouve dans les guillemets, il renvoie à la référence de la citation ; quand il est rejeté à la fin d’une phrase ou d’un membre de phrase, il concerne plusieurs éléments.

Silmarillion : Autant que possible, on a essayé de distinguer d’une façon cohérente Le Silmarillion, qui désigne le texte publié par Christopher Tolkien après la mort de son père, et le Silmarillion, qui désigne un état non publié des textes, de nombreuses fois remaniés par l’auteur.

p. 13 : orthographe : j’ai conservé l’orthographe orques dans les citations du Seigneur des Anneaux, mais employé parfois orcs, comme le font les Contes perdus et CLI.

Plus généralement, on peut déplorer le manque de cohérence : dans la traduction française du Seigneur des Anneaux, hobbits et orques commencent parfois par une capitale mais c’est loin d’être systématique. De même, un flottement dans l’usage des prépositions est perceptible, dans le cas des noms de pays (Mordor, Rohan, Comté…)

p. 15 : n. 21 : " I should prefer that the names of places were left untouched also, including Shire " : Tolkien évoluera sur ce point, comme en témoigne le Guide to the Names in The Lord of the Rings, in J. LOBDELL, A Tolkien Compass, op. cit., p. 191.

p. 16 : Ce texte précise, par ailleurs (ibid., p. 155) que les noms qui ne figurent pas dans la liste que donne l’auteur doivent être conservés tels quels dans la traduction… ce qui confirme notre choix, dans le cas de Frodo, Bilbo et Saruman.

   

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