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Parution : « Beowulf » par JRR Tolkien, en français le 8 octobre

par Gelydrihan

1 . Présentation du texte (V.F.)
2. Page en ligne sur le site du Tolkien Estate : 22 mai 2014 pour la version anglaise
3. Quelques mots de W. Hammond & Ch. Scull

4. (archive, mai 2014) Annonce sur TolkienBeowulf

1 ) Présentation du texte (V.F.)

On dit souvent que J.R.R. Tolkien était professeur à Oxford le jour, et écrivain la nuit, sur son « temps volé ». En réalité, ces deux activités s’influençaient mutuellement : on ne le voit nulle part aussi bien que dans Le Seigneur des Anneaux, directement « nourri » de la lecture du poème médiéval Beowulf, qui a accompagné Tolkien tout au long de sa vie.
Les deux volumes qui paraissent en octobre 2015, Beowulf. Traduction et commentaire (le 8 octobre) et Le Seigneur des Anneaux, tome 2 : Les Deux Tours, offrent l’occasion unique au lecteur français de le découvrir, par les échos et les jeux de miroir, qui décuplent le plaisir de la lecture.
Jeune professeur d’anglo-saxon, Tolkien achève en 1926 une traduction de Beowulf, poème héroïque racontant les exploits d’un héros, qui affronte des monstres (vivant dans une caverne), puis terrasse un dragon, perdant lui aussi la vie. Peu de temps après nait Le Hobbit, l’histoire d’un jeune héros qui… affronte des périls, rencontre un monstre vivant dans une caverne et se joue d’un dragon.
Cette histoire, racontée à ses enfants puis publiée en 1937, constitue le début du cycle du Seigneur des Anneaux, où les hommages à Beowulf sont évidents : des scènes entières sont reprises dans Les Deux Tours, comme l’arrivée devant la « halle » du roi (Théoden), le combat du héros contre les monstres, l’orgueil démesuré de certains personnages héroïques, mais aussi l’arrivée inespérée des armées alliées, au son du cor.
L’ouvrage intitulé Beowulf. Traduction et commentaire, édité par Christopher Tolkien, présente d’abord, sur une centaine de pages, la belle traduction réalisée par J.R.R. Tolkien du vieil anglais vers l’anglais moderne, que Christine Laferrière rend de manière limpide et légère, faisant sonner les nuances propres à Tolkien. A cette première partie succèdent des pages exceptionnelles, choisies par Christopher Tolkien, où l’on entend la « voix » de Tolkien, expliquant à ses étudiants – et maintenant au lecteur – ce qui fait la beauté de Beowulf… et que l’on retrouve dans son propre chef d’œuvre, Le Seigneur des Anneaux.
Enfin, avec ses poèmes et Sellic Spell, l’étonnant « récit merveilleux » imaginé par J.R.R. Tolkien, comme étant l’origine, sous forme de conte, du poème médiéval Beowulf, on retrouve le Tolkien écrivain, capable de surprendre encore ses lecteurs les plus fervents, en particulier ceux du Hobbit et du Seigneur des Anneaux.
Vincent Ferré

2 ) Page à consulter sur le site du Tolkien Estate, mise en ligne le 22 mai avec un texte inédit (d’une page) de Tolkien, daté de 1963.


3) Ce volume contient une traduction, par JRR Tolkien, du poème héroïque Beowulf, ainsi que les textes de conférences de Tolkien sur ce poème médiéval, qui constitue l’une des sources d’inspiration principales du Seigneur des Anneaux, mais aussi le très beau récit Sellic Spell ainsi que des poèmes…

Commentaire sur le blog de Wayne G. Hammond & Christina Scull :

 » While on the faculty at Leeds, Tolkien began, but did not complete, an alliterative verse translation of Beowulf into Modern English, and worked also on a prose Modern English translation, completing the latter by the end of 1926, though not to his satisfaction. He included a few lines from the verse translation in his preface to the Clark Hall Beowulf in 1940, and other extracts have appeared posthumously, the longest in The Lost Road and Other Writings. We ourselves saw the manuscript at Oxford and quoted part of the prose translation in J.R.R. Tolkien: Artist and Illustrator. Both translations have long been high on lists of desiderata among Tolkien enthusiasts. […] We had known that Christopher was working on this – he consulted us on a related point in our Companion and Guide: Chronology – but not its precise contents or projected date of publication. We’re looking forward to it very much, and are glad that it will contain as well some of Tolkien’s lecture notes on the poem and his story Sellic Spell, an attempt to reconstruct the Anglo-Saxon tale that lies behind the folk- or fairy-tale element in Beowulf. Tolkien’s friend Professor Gwyn Jones read Sellic Spell and said that it should be prescribed for all university students of Beowulf. We certainly enjoyed it when we read it in the Tolkien Papers at the Bodleian. »

4) Mai 2014 :
L’annonce a été faite sur le site « Tolkien Beowulf« , qui reprend ces mots de Christopher Tolkien, éditeur de ce Beowulf: A Translation and Commentary by J.R.R. Tolkien :
« The translation of Beowulf by J.R.R. Tolkien was an early work, very distinctive in its mode, completed in 1926: he returned to it later to make hasty corrections, but seems never to have considered its publication. This edition is twofold, for there exists an illuminating commentary on the text of the poem by the translator himself, in the written form of a series of lectures given at Oxford in the 1930s; and from these lectures a substantial selection has been made, to form also a commentary on the translation in this book.

From his creative attention to detail in these lectures there arises a sense of the immediacy and clarity of his vision. It is as if he entered into the imagined past: standing beside Beowulf and his men shaking out their mail-shirts as they beached their ship on the coast of Denmark, listening to the rising anger of Beowulf at the taunting of Unferth, or looking up in amazement at Grendel’s terrible hand set under the roof of Heorot.

But the commentary in this book includes also much from those lectures in which, while always anchored in the text, he expressed his wider perceptions. He looks closely at the dragon that would slay Beowulf “snuffling in baffled rage and injured greed when he discovers the theft of the cup”; but he rebuts the notion that this is “a mere treasure story”, “just another dragon tale”. He turns to the lines that tell of the burying of the golden things long ago, and observes that it is “the feeling for the treasure itself, this sad history” that raises it to another level. “The whole thing is sombre, tragic, sinister, curiously real. The ‘treasure’ is not just some lucky wealth that will enable the finder to have a good time, or marry the princess. It is laden with history, leading back into the dark heathen ages beyond the memory of song, but not beyond the reach of imagination.”

Sellic spell, a “marvellous tale”, is a story written by Tolkien suggesting what might have been the form and style of an Old English folk-tale of Beowulf, in which there was no association with the “historical legends” of the Northern kingdoms. »


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